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Ouvrages

Entreprises, emplois et métiers de l'artisanat


Date : 21 septembre 2017 Auteur : U2P Bretagne, ISM
Nombre de pages : 82 p. + 66 p.
 

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En 2015, 66 600 entreprises des secteurs de proximité (hors professions libérales) sont actives en Bretagne, soit près de 2 entreprises sur 5 du secteur marchand breton, un emploi salarié sur 8 et plus d’un apprenti sur 2. Ce tissu d’entreprises s’est densifié depuis 2005 de près d’un tiers, grâce à une croissance importante des immatriculations (un seul secteur échappe à ce phénomène : l’hôtellerie-restauration, avec un nombre d’entreprises en baisse dans l’hôtellerie et les débits de boissons). Ce tissu se distingue également au plan national par la pérennisation de plusieurs pôles de spécialisation sectoriels et des savoir-faire associés, comme la poissonnerie, la biscuiterie, la meunerie, l’extraction de pierres ornementales, la fabrication d'engrais et de machines agricoles, la réparation navale ou la facture instrumentale.

Ce développement, dans un contexte de crise économique prolongée – les années 2012 à 2015 ont été difficiles pour les TPE de proximité – s’accompagne de profondes évolutions :

  • les formes de l’emploi ont évolué : l’emploi nonsalarié, qui représente 37 % de l’emploi total, progresse. Aujourd’hui, un indépendant sur quatre dans ces secteurs est un micro-entrepreneur (même si la montée du régime micro-entrepreneur est moins marquée en Bretagne qu’en moyenne nationale). En revanche, l’emploi salarié a reculé de 5 % sur la période 2009-2015 (les chiffres se stabilisent heureusement sur l’année 2016). Depuis 2012, l’apprentissage est également en baisse, alors que ces entreprises assurent la formation de 55 % des apprentis régionaux.
  • Les entreprises sont plus petites, l’auto-emploi se développe et une panne de croissance semble observée chez les entreprises employeuses.
  • Enfin, les évolutions sectorielles sont contrastées : l’artisanat se tertiarise, comme l’ensemble de l’économie. L’artisanat de fabrication a perdu 10 % de ses emplois salariés depuis 2009, même s’il résiste mieux qu’au plan national. L’artisanat du BTP a également souffert ces 5 dernières années. L’artisanat et le commerce alimentaire sont paradoxalement les secteurs qui ont le mieux traversé ces années de turbulence économique.


Malgré ce contexte, les difficultés de recrutement sont demeurées à un niveau élevé dans de nombreux métiers et de façon plus importante qu’en moyenne nationale. L’étude montre ainsi une tension supérieure dans certains métiers de l’alimentation (poissonnerie, boucherie), dans les travaux publics et le gros oeuvre du bâtiment, dans les services automobiles, ainsi que dans certains secteurs d’activité de l’artisanat de fabrication : prothèse dentaire, travail des métaux, textile-habillement. La problématique de formation demeure donc centrale pour accompagner la forte dynamique démographique de ces secteurs, avec la nécessaire relance de l’apprentissage.